À Gouzeaucourt, le départ de l’Odyssée pour notre santé a été l’occasion d’interpeller les candidat·es à l’élection présidentielle et leurs représentant·es sur leurs propositions pour sortir des pesticides et développer l’agriculture biologique. Si plusieurs formations partagent cette ambition, les échéances annoncées diffèrent.
À quelle vitesse sortir des pesticides ? Quelle place donner à la bio ? Comment organiser la transition agricole ? Le débat organisé pour le départ de notre Odyssée a permis de mettre les propositions des différentes formations politiques en regard et de rendre visibles leurs différences.
Pour nous, l’objectif est de placer ces questions au cœur du débat public et de permettre à chacune et chacun de connaître les engagements pris.
Des ambitions et des calendriers différents
Ces propositions ne portent pas toutes sur le même objectif : généralisation de la bio, développement de l’agroécologie, réduction de l’utilisation des pesticides ou sortie complète. Les comparer suppose donc de regarder à la fois les échéances et les transformations annoncées.
Des engagements à préciser et à suivre
Ce débat constitue un point de départ. Au-delà des objectifs, nous attendons des réponses concrètes sur les moyens de les atteindre : comment accompagner les agricultrices et les agriculteurs ? Comment soutenir les filières bio et rendre leurs produits accessibles à toutes et tous ? Quelles étapes fixer pour mesurer les progrès accomplis ?
L’enjeu est désormais de traduire les ambitions exprimées en mesures précises, assorties de moyens et d’un calendrier.
L’absence des candidat·es de droite
Aucun candidat de droite n’était présent ou représenté. Nous le regrettons : nous aurions aimé pouvoir confronter leurs propositions à celles des autres formations sur cet enjeu de santé publique.
La sortie des pesticides et le développement de la bio méritent un débat auquel l’ensemble des forces politiques prennent part.